Caractéristiques du Phare

Mise en service : samedi 21 avril 1894

François Gard, "gardien" du phare. Une ampoule de 1000 Watts (Marco Kaufmann)

François Gard, « gardien » du phare. Une ampoule de 1000 Watts
(Marco Kaufmann)

  • Hauteur de l’édifice : 18.70 mètres
  • Hauteur du foyer lumineux : 15 mètres
  • Portée géographique : 15 kilomètres
  • Portée lumineuse : 36 kilomètres pour l’éclat blanc, 24 kilomètres pour l’éclat vert.
  • Période : En 1894, elle était probablement d’une durée de 15 secondes, avec des éclats verts et blancs alternant tous les 3 secondes. Ce nouveau phare (isophase) se met en conformité avec la législation internationale du 9 juillet 1887 réglant la navigation sur le lac Léman.
    Par la suite, en 1935, avec l’introduction d’un moteur électrique de 1/10 de cheval, la vitesse de rotation va être ralentie, la période modifiée.
    Aujourd’hui, après une excellente fondue prise aux Bains avec Michel, le phare nous donne un éclat toutes les 5 secondes.

    Je vérifie la période du phare. Un éclat toutes les 5 secondes. (Marco Kaufmann)

    Je vérifie la période du phare. Un éclat toutes les 5 secondes.
    (Marco Kaufmann)

     

  • Appareil optique : de 5e ordre, à éclats et éclipses (Barbier & Fenestre, Paris).C’est un appareil lenticulaire à quatre panneaux montés à 90° (2 blancs et 2 verts).
    En mai 1894, la rotation de l’appareil lenticulaire est améliorée par l’apport d’une colonne supportant un  bac en fonte dans lequel la tourelle supportant les 4 panneaux lenticulaires tourne, « plongée » dans un film de mercure. Les frottements sont ainsi fortement diminués.
    Par la suite, les panneaux verts seront supprimés (date ?).
    Actuellement le balisage d’entrée de port est assuré par deux feux fixes. Le premier sur l’enrochement du phare des Pâquis est de couleur verte, le second sur la jetée des Eaux-Vives est de couleur rouge.
  • Énergie lumineuse : par 1 bec de marque Auer alimenté au gaz.
La puissance lumineuse est de 4000 bougies dans la couleur blanche et réduite à 570 bougies dans la couleur verte.
    En 1935, l’électricité fait son apparition, une lampe de 500 Watts vient remplacer le bec Auer. Une lampe de 60 Watts est installée dans la tour du phare pour faciliter les allers et venues du gardien sur l’échelle métallique verticale d’accès à la mécanique du phare.
    Le 4 octobre 1949, une note des Service Industriel (SI), fait mention d’essais avec des lampes de projection et souligne : « l’augmentation de la puissance d’éclairage ne peut se faire sans une amélioration de la ventilation ».
    Ces travaux, devisé à 350 Frs, seront vraisemblablement réalisés et la puissance de la lampe augmentée à 750 Watts (date ?).
    Actuellement (2014) la lampe à filament est de 1000 Watts
  • Appareil mécanique : Il se présente sous la forme d’un mécanisme de pendule (genre coucou, mais adulte) commandé par des contrepoids. Le « moteur » est constitué de deux platines et entretoises d’acier, d’engrenages d’acier et de laiton, montés sur paliers de bronze. Ce dispositif est actionné par un enrouleur à corde qui se déroule, par l’intermédiaire de palans, dans la colonne du phare.
    Ce moteur principal assure une autonomie de près de 72 heures de fonctionnement sans intervention du gardien pour remonter les contrepoids.
    Afin d’automatiser au maximum le fonctionnement, M. Charbonnier a imaginé un système à came, fixée sur un disque de bronze rattaché au moteur qui, dans le même temps, déclenche à volonté :
    A) la rotation ou l’arrêt de l’appareil lenticulaire,
    B) il ouvre et ferme la vanne de gaz autorisant l’allumage du manchon du bec Auer
    C) il baisse et lève les rideaux de toile des vitres qui sont installés dans la lanterne afin de protéger la délicate optique des rayons solaires.
    Ce moteur avec son système à came révolutionnaire à cette époque a été très probablement réalisé par un mécanicien genevois.
    Par la suite on adjoindra à ce mécanisme, un moteur électrique (1949) de 1 cheval, qui viendra remplacer une partie importante du travail du gardien du phare.
  • Gestion : Dès le démarrage le phare est directement sous le contrôle de l’Ingénieur Cantonal et reste jusqu’à nos jours sous la responsabilité du Département des travaux publics.  Pour la partie entretien, un message, daté du 28 octobre, du Service électrique de la Ville, propose la maintenance du système pour 30 Frs par ans.
    Depuis ce sont les Services Industriels qui assurent la maintenance du Phare.
  • Divers : En 2004, trois radioamateurs (Michel, Pascal et Pierre-Yves) « activent » le phare auprès de la « Lighthouse Society » (société américaine de radioamateurs), par des messages en ondes courtes émis du pied de l’édifice.
    Le phare est référencé sous le label SW 001.