Biographies

BOUVIER Paul (1857-1940)

Né à Neuchâtel en 1857
Architecte et peintre
Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris
À exercé comme architecte, notamment à Neuchâtel, Genève, Interlaken, Cannes, Tunis, Paris, Milan.
Parmi ses réalisations architecturales:
Exposition fédérale d’agriculture, Neuchâtel, 1887
Phare du port des Pâquis, Genève, 1894
Exposition nationale suisse, Genève, 1896 (Palais des Beaux-Arts, Village suisse)
Pont de la Coulouvrenière, Genève, 1896
Théâtre édifié dans le cadre du Cinquantenaire de la République neuchâteloise, 1898
Tir fédéral, Neuchâtel, 1898
Sections suisses de l’Exposition universelle de Paris, 1900
Salon de l’horlogerie, exposition de Milan, 1906
Casino d’Interlaken, 1898-1912
A reçu plusieurs prix de concours d’architecture (par exemple, en 1886, un 1er prix pour la Fontaine monumentale de la Place Neuve à Genève)
Membre de la commission fédérale des Beaux-Arts, 1907-1909
Aquarelliste
À exposé notamment à Paris, Mulhouse, Berne, Bâle, Zurich, Winterthur, Lausanne, Montreux, Vevey, Genève, Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds.
Salon national des Beaux-Arts, Société des Peintres Sculpteurs et Architectes suisses, Salon neuchâtelois, Société des Amis des Arts (Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds), Société des Aquarellistes suisses, expositions personnelles,
À Neuchâtel, en particulier, les aquarelles de Paul Bouvier étaient très recherchées. Ainsi, lors de l’exposition rétrospective qui lui fut consacrée en 1948 (260 œuvres prêtées par des particuliers), sur 94 aquarelles mises en vente, 77 trouvèrent acquéreur).
Médaille d’honneur de la République et Canton de Neuchâtel, 1898
Officier de l’Instruction publique, 1913
Chevalier de la Légion d’honneur, 1937

 CHARBONNIER Émile (1857-1935)

 Né à Genève en 1857
Il est décédé le 24 septembre 1935 à 78 ans.
Le service funèbre à été célébré le vendredi 27 à l’Église de Notre-Dame
Il suit le collège et gymnase à Genève
En 1881 il obtient le titre d’Ingénieur de l’École polytechnique fédérale (section Génie civil)
Dans sa jeunesse il est initié par son père, ancien ingénieur à la compagnie PLM.
Il débute sa carrière professionnelle dans l’importante entreprise parisienne Joret spécialisée dans la construction de ponts et de constructions métallique. À 30 ans, il revient à Genève.
En 1887, après avoir travaillé quelque temps à son compte, il est appelé par le Conseil d’État au poste d’Ingénieur Cantonal qu’il occupera jusqu’en 1923.
Il deviendra le 3ème Ingénieur Cantonal, après Henry Dufour et Léopold Blotwninsky
Parmi les travaux les plus importants qu’il aura à diriger, on peut citer :
La construction du quai du Cheval Blanc,
La restauration du pont de la Plaine,
La réfection des ponts de Peney et de Chancy,
La construction du pont des Acacias dont l’étude fut due à l’ingénieur G. Autran.
L’étude du raccordement des gares de Cornavin et des Vollandes, qui aboutit à la mise au concours du plan d’ouvrage et à l’exécution des travaux du Pont Butin.
La correction des cours supérieurs de l’Aire,
L’établissement du phare de la jetée des Pâquis
L’entreprise de travaux sur le quai des Eaux-Vives.
Émile Charbonnier était préoccupé par la remise en état des routes Cantonale et s’intéressa au développement de l’aviation et à la création d’un aérodrome. Après études comparatives de plusieurs projets d’implantation, il proposa Cointrin comme site. Le Grand Conseil ratifia ce projet.
M. Charbonnier a été membre des Exercices de l’Arquebuse et de la Navigation, membre de la section genevoise de la Société suisse des Ingénieurs, Ruban d’honneur, membre et président de la Société des Vieux-Steliens et Ruban d’honneur, ancien président central de la section de Genève des étudiants de Stella.

DELRIEU François Marc (1857-1944)

1883 : Il devient à 26 ans « Gardien du phare » et  employé à « l’octroi » (pesage et contrôle des marchandises entrant dans la rade).
Tous les soirs, été comme hiver il gravit l’échelle métallique qui permet d’accéder à la lanterne et allume le phare
1893-4 : ll participe à la rénovation du phare et assure dès le 21 avril l’entretien des lentilles, remonte les poids actionnant la rotation la machine lenticulaire.
1903 : Cantonnier
François Marc né le 6 décembre 1857 est l’enfant unique de Jeanne Longet (domestique) et Jean-Louis Delrieu (menuisier).
À 22 ans il se marie à Taninges avec Amélie Besson (savoyarde) le 16 octobre 1879. Ils auront 4 enfants : Henri (1881) Marguerite (1883) Alice (1884) Louise (1888).
Sa femme Amélie décède en 1897, il a 40 ans.
François Marc se remarie avec Péronne Deronzier (fille de Jean-Pierre et Françoise Léard et veuve de Alexandre François Jacquet).
Il décède en 1944, à 87 ans, la même année que sa seconde femme.

FRESNEL Augustin (1788-1827)

Fondateur de l’optique moderne, il proposa une explication de tous les phénomènes optiques dans le cadre de la théorie ondulatoire de la lumière. Fils de l’architecte Jacques Fresnel et d’Augustine Mérimée, Augustin Fresnel naît à Broglie, dans l’Eure. Il est le neveu du peintre et chimiste en l’art industriel et décoratif Léonor Mérimée, et par conséquent le cousin de l’archéologue et nouvelliste Prosper Mérimée, deux académiciens également. Il entre à l’École centrale de Caen à l’âge de 13 ans puis à l’École polytechnique à 16 ans et demi (promotion 1804). En 1809, il devient membre de l’École nationale des ponts et chaussées au service des phares. Il est membre de l’Académie des sciences en 1823 ainsi que de la Royal Society, qui lui décerne la Médaille Rumford en 1824. Il débute sa carrière en 1809 au service des ponts et chaussées ; en 1815, il s’oppose au retour de Napoléon de l’île d’Elbe (Fresnel avait reçu une éducation royaliste). Il est assigné à résidence par la police impériale ; passant par Paris, il rencontre François Arago et commence sa carrière scientifique. Il réalise de nombreuses expériences sur les interférences lumineuses, indépendamment de celles de Thomas Young, pour lesquelles il forge la notion de longueur d’onde. Il calcule les intégrales dites de Fresnel.er l’année suivante.

GARD François (26 avril 1955)

Ingénieur HES responsable des infrastructures portuaires genevoises. Actuel « gardien du phare ». Il travaille auprès de la DGNP (Direction des espaces naturels, Capitainerie cantonale.

WARTMANN Elie (1817-1886)

Elie Wartmann est le fils de Louis-François, professeur à l’Académie.
Physicien, il a étudié les courants électriques dans les légumes.
Il était aussi intéressé par l’archéologie et récolta en 1835 des vestiges préhistoriques dans les grottes du Salève.
On lui doit un « Mémoire sur la diathermansie électrique des couples métalliques » (Société de physique et d’histoire naturelle de Genève, 18 juin 1840); En 1843, il a donné un aperçu exemplaire du daltonisme ; 
 »Recherches sur la conductibilité des minéraux pour l’électricité voltaïque » (Société de physique et d’histoire naturelle de Genève, 20 novembre 1851)
Elie-François Wartmann a conçu le premier phare du port des Pâquis (1857), qui se dressait sur la jetée. Son fonctionnement à l’électricité était exceptionnel pour l’époque.
Notice historique sur les inventions et les perfectionnements faits à Genève dans le champ de l’industrie et de la médecine » (Genève – 1873).
En 1854, il achète aux consorts Mayor et Maccond d’Echallens, pour 9.800 frs, une parcelle au bas du chemin des Colombières. Il y fera construire une maison dessinée par l’architecte Bernard-Adolphe Reverdin.
C’est en 1856 que se constitua un comité d’initiative pour construire le temple de Versoix, Elie Wartmann en faisait partie.