Le Phare des Pâquis

46° 12’ 36” N – 6° 09’ 25” E

À propos d’une cloche

Le saviez-vous, une cloche était installée sur la jetée des Eaux-Vives depuis la création de la Rade en 1857 et jusqu’en 1911. Présentée comme un simple ornement, elle servait vraisemblablement, comme c’est encore le cas sur certaines balises bretonnes, à rendre attentifs les marins de la proximité d’un écueil dans les moments de brouillard intense. 

Selon Gaël Bonzon, adjointe scientifique Art nouveau au Musée d’Arts et d’Histoires, l’objet s’est probablement perdu en 1911 (est-il parti pour Rome?) lors de la transformation du phare des Eaux-Vives mais, d’après-elle, on trouve quelques traces, en page 154 de l’inventaire des cloches de Genève fait en 1925 par M. August Cahorn, à la cote n°126 : 

«1857 Eaux-Vives, Autrefois à l’extrémité de la Jetée, Diamètre=42 cm entièrement semblable au n°125 »… à savoir celle de l’Ecole Communale de Céligny.

Le phare des Eaux-Vives vers 1900. Devant un étrange pavillon on devine la structure octogonale en pierre blanche surmontée d’une colonne de fonte chapeautée d’une cloche…

Si le diamètre de la cloche de l’école a un cm de moins que celle qui trônait sur la jetée des Eaux-Vives, pour le reste elle est donc identique. Ses anses sont sans ornement, dans le haut un liseré d’acanthes encercle la cloche et au-dessous, sur la face principale, entre deux branches de laurier, on lit : Canton de Genève 1857. Sur son autre face : Samuel Tréboux fondeur Corsier-Pré-Vevey.

Pour rappel une cloche à la volée est réalisée en bronze soit un mélange de 80% de cuivre et de 20% d’étain. Pour les carillons où les cloches sont fixes, frappée par un marteau, on durcit le mélange à 22% d’étain pour qu’elle sonne mieux. On parle alors d’érain.   

Ecole communale de Céligny (2026)